Vivre sa passion sans limite est la clé de la réussite d’un individu et un des clés du développement de Madagascar. C’est ce qu’ont soutenu sept Femmes africaines, leaders auprès de leur communauté respective, vendredi, lors de l’évènement “African Women Making History”, à l’American Center Tanjombato.

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To live one's limitless passion

Larissa, Christina, Claudia, Samantha, Josie, Antsa et Monica à l’American Center Tanjombato Vendredi dernier. cc: Antsa

Des Femmes africaines mettent en relief la passion

Vivre sa passion sans limite pour réussir est un des clés du développement. C’est ce qu’ont clamé tout haut Mónica, Samantha, Christina, Antsa, Claudia, Larissa et Josie, vendredi dernier, lors de la conférence African Women Making History ou “Femmes Africaines Ecrivant l’Histoire”, à l’American Center Tanjombato. D’après ses sept jeunes femmes aux profils totalement différents mais ayant en point commun la passion, cette passion est la clé de la réussite d’un individu et un des clés du développement, humainement et émotionnellement parlant. Cela fait partie de l’intelligence émotionnelle, peu mentionnée dans les journaux et dans les informations à la TV ou à la radio, et qui est un des facteurs de reconnaissance des potentiels chez un individu. En aimant le travail que l’on fait et en éprouvant une passion pour ce travail ou cette action, un homme peut donner le meilleur de lui-même, tant sur le plan physique qu’intellectuel. C’est ainsi que la passion devient un facteur indispensable pour que l’individu réussisse et devienne lui-même une source de revenus pour son pays. D’après les affirmations de ces jeunes femmes, “c’est cette passion qui manque aux malagasy et à certains peuples africains aujourd’hui. C’est pourquoi un pays n’avance pas, car peu de gens sont passionnées par ce qu’elles entreprennent. Parce que tout le monde suit le même rituel tous les jours même si cela n’apporte plus le moindre changement, n’exige plus le moindre effort”. En effet, pour pouvoir apporter un changement, il faut accepter de faire des efforts et de sortir de sa “comfort-zone”.

Comment développer un pays par la passion?

Comme l’a démontré nos jeunes oratrices lors de leurs speechs, vendredi, il est possible de développer ses capacités et potentiels et d’apporter un changement positif par la passion. Des exemples concrets. Passionnée de sciences, Larissa a décidé de monter un projet pour promouvoir la science et les jeunes artistes en herbe à Madagascar. De même, Claudia, fan de dessin et d’art mais aussi de digital, a décidé de monter un logiciel qui aidera les artistes à dessiner et à vendre leurs oeuvres plus facilement. Ce ne sont que des exemples de jeunes malagasy ayant pris des initiatives pour développer la Grande île et contribuer à écrire l’histoire de par leur passion. D’après un jeune entrepreneur lors de la discussion “Parcours de startup” à Habaka Tsimbazaza, mercredi dernier, dans le cadre de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat, la passion est également un des éléments-clés qui manquent aux jeunes entrepreneurs actuels. Mais aussi, le manque de culture entrepreneuriale et de soutien des aînés et de l’Etat.

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Les jeunes entrepreneurs malagasy ayant pris part à la discussion “Parcours de startup” à Habaka Tsimbazaza, mercredi dernier, dans le cadre de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat, cc: Habaka

Soutien et considération

A part la mise en valeur de la passion et de l’inspiration, dans leurs speechs, nos sept Femmes africaines ont également mentionné le rejet et le manque de soutien de la part de certains de leurs aînés.

“Mes parents n’ont jamais apprécié que j’aie été passionnée des sciences. Très conservateurs, ils me voyaient mal dans une blouse blanche dans un laboratoire, me disant que ça ne rapportait pas à Mada. Mais je me suis décidée à poursuivre mes études supérieures en Mathématiques, malgré tout”, a témoigné Larissa.

De même, après avoir été persécutée maintes fois à cause de ses cheveux frisés depuis son enfance par ses parents et ses proches, Antsa a décidé de s’assumer en tant que “curly hair” et de ne plus s’obliger à lisser ses cheveux.

“Quand tu t’assumes, tu commences à t’apprécier toi-même et à identifier ton potentiel”, a-t-elle affirmé.

Il faut remarquer cependant qu’il ne s’agit pas d’une incitation à la rébellion, mais d’une sensibilisation pour les jeunes, et notamment les femmes malagasy, trop souvent persécutées, maltraitées et minimisées au sein de la société. Dès leur enfance, les jeunes filles sont stéréotypées: elle doit se marier et devenir une mère qui sera femme au foyer ou tout au moins exercera une profession stable, avec une vie sédentaire. Mais les femmes ne servent pas qu’à enfanter et faire le ménage. Elles ne doivent pas être battues, violées, ou moins rémunérées par rapport aux hommes. Toute femme est destinée à un grand avenir. C’est pourquoi nos sept représentantes de la gente féminine réclament une meilleure considération de l’Etat et des adultes envers les femmes et les jeunes.

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Ambiance conviviale à l’évènement “African Women Making History” à l’American Center Tanjombato, vendredi. cc: Antsa

 

“Il suffit de donner aux jeunes des opportunités pour qu’ils portent haut les couleurs de notre pays!”, a affirmé Riveltd Rakotomanana, fondateur du CEERE, lundi, lors de l’ouverture de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat à Anosy.

Tiasy


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