Bois de rose Madagascar

Trafic du bois de rose – Crainte de réactivation des réseaux dormants

Le trafic du bois précieux, notamment le bois de rose, ne cesse de s’accroître depuis dix ans à Madagascar.

Réactivation des réseaux dormants du trafic

Bois de rose Madagascar
Le trafic de bois de rose ne cesse de s’accroître depuis dix ans à Madagascar.
cc: Photos d’archives

Le bois de rose est en voie de disparition. L’exploitation illicite de ce bois précieux est enregistrée croissante depuis 2007, et s’intensifie chaque année.

« La quasi-totalité du bois de rose Malagasy est exporté vers la Chine. Le circuit se passe de port en port à savoir le Kenya, les îles Comores. Ceci est le premier facteur de cette exploitation illicite », a expliqué le conseiller en développement organisationnel du Transparency International – Initiative Madagascar, Frédéric Lesné.

 

« Le gouvernement malagasy, soutenu notamment par la banque mondiale désire faciliter la vente des stocks de bois de rose saisis, soit 28.523 rondins. Une telle décision risque de réactiver les réseaux dormants du trafic et de permettre, comme par le passé, des transactions illégales sous couvert d’opérations autorisées » a martelé Ketaka Rafitoson, Directeur executif Tranparency International Initiative Madagascar en marge de la conférence de presse du Vendredi.

Malgré les données récoltées, aucun nombre et statistiques officiels des rondins de bois de rose saisis n’a encore été révélé et mis à jour jusqu’à maintenant. Les appels sont donc lancés pour faire des analyses à la loupe et méticuleux au niveau du gouvernement sur les affaires des bois de rose avant leur mise en vente. On attend également le stop de ces ventes durant ce période d’élection présidentielle a-t-elle-affirmé.

Une chute économique

Selon le rapport de « l’Organized Crime and Corruption Reporting Project » ou OCCRP, la couverture forestière de Madagascar s’est dégradé avec un taux de déforestation de 510.357 hectares, soit 3,8% de forêts tropicales partis en fumée en 2017, y compris les bois précieux à l’instar des bois de rose et des bois d’ébène.

D’après Ndranto Razakamanana, Président du Conseil d’Administrarion de l’Allliance Voary Gasy ou AVG lors de la conférence de presse du Vendredi à Analakely, la corruption s’accompagne avec ce trafic de bois précieux. Ce qui laisse perplexe, quant à la situation du trafic dans les années à venir. Diverses manifestions et interpellations sur ce cas ont été déjà effectué par plusieurs organismes environnementaux mais les réponses ont été vaines, a-t-il continué.

L’exploitation forestière par les grands investisseurs et entreprises a été promue durant les années mentionnées ci-dessus, ce qui a entrainé pareillement la déforestation et la dégradation de l’environnement.

De grands engins étrangers se sont installés petit-à-petit dans des villages malagasy et ont abusé de l’environnement, sans apport bénéfique pour la population locales et du pays. Plusieurs cas ont été enregistrés en 2017.

La dégradation de l’environnement est présente presque dans toute la région de Madagascar, l’île est classé quatrième pays mondial dont la forêt est dévastée. L’exploitation illicite des ressources naturelles intensifie la situation.

La forêt de Menabe Antimena de la région de Morondava est actuellement rasée. L’écosystème d’Ambatondrazaka est également en péril. La population et les dirigeants malagasy sont spectateurs de la violence et le viol par les pays étrangers de leur pays mère.

Henintsoa Hani

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