La contribution des femmes à la création de la richesse nationale représente un taux de pourcentage minime dans les pays d’Afrique.

Politique macroéconomique

L’autonomisation des femmes dans la création de la richesse reste encore dans l’ombre dans les pays d’Afrique. La politique sociale et la question du genre sont encore problématiques sur le plan de développement. 

A cet effet, un panel consacré aux politiques macroéconomique s’est tenu mardi à Rwanda, au Sommet mondial sur le genre, coorganisé par la Banque africaine de développement (BAD), le gouvernement du Rwanda et des partenaires de développement. 

Evaluer la profondeur des politiques et d’interroger leur capacité à réaliser pleinement l’autonomisation des femmes, tel était l’objectif de la séance.

La contribution des femmes à la création de la richesse nationale compte pour plus de 36% au Burkina, Sénégal et dans la plupart des pays africains. La mise en œuvre de mécanismes de garantie peut leur permettre d’évoluer le long de la chaîne économique et générer des revenus. 

L’ambition d’une meilleure inclusion financière des femmes appelle des réformes du cadre macroéconomique. 

Selon Ngoné Diop, chef de de l’unité Egalité de genre, autonomisation des femmes à la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA), le cadre macroéconomique permet de prendre en charge les contraintes et les besoins des femmes entrepreneures. 

« L’une des contraintes majeures est l’accès aux financements. Comparé aux autres régions du monde, le fossé à combler s’élève à 40 milliards de dollars pour les femmes. Pour permettre aux femmes d’accéder aux capitaux, il faut reformuler le cadre. Mais il faut aussi revoir le cadre juridique et gérer la question de la protection sociale des femmes. »

A expliqué Ngoné Diop

Garantir aux femmes un meilleur accès aux financements permettra de profiter du potentiel des 25% de femmes entrepreneures du continent. 

« Il faut une information adaptée et accessible pour les femmes à travers des plateformes numériques qui permettent de réduire leur exposition à la corruption » 

a insisté Hannan Morsy, experte en macroéconomie et politiques publiques à la Banque africaine de développement durant son allocution.
Garantir aux femmes un meilleur accès aux financements permettra de profiter du potentiel des 25% de femmes entrepreneures du continent africain. cc : Photos d’archives

Contraintes 

Certains emplois à la chaîne réalisés par les femmes seront menacés par l’utilisation croissante des nouvelles technologies.  Selon les explications, l’amélioration de l’accès aux TIC et à Internet est une voie à explorer pour anticiper les défis de l’avenir.

Une entrepreneure malgache a expliqué que les contraintes de son entreprise qui emploie près de 60% de femmes, sont liées à la condition des femmes (congés de maternité) et qui occasionnent un manque à gagner. 

De ce fait, une meilleure redistribution des gains, de meilleures politiques sociales pour combler le fossé des entreprises qui font face à ce genre de contraintes a été suggéré durant la séance. Une meilleure organisation des femmes entrepreneures pour que leurs préoccupations soient prises en compte par les politiques publiques a été pareillement souhaité. 

Il a été dit que seules 10% des femmes en Afrique ont accès aux politiques sociales.

Soahanitra


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