[…]C’est ainsi que des associations et organisations ont décidé d’intégrer les jeunes dans les programmes et projets de réduction des risques liés aux catastrophes. Comme c’est le cas à Madagascar.

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Réduction des risques liés aux catastrophes : les jeunes Malagasy s’engagent

57 jeunes issus des institutions, des associations, des universités et des autres réseaux de jeunes de la Grande île ont participé à la formation sur le Tsunami Awareness, à Toamasina. cc: Tiasy

Il est quand même encourageant de voir que de jeunes Malagasy s’activent pour apporter un Changement positif dans la Grande île, chacun essayant de mener des actions dans les domaines où ils se sont spécialisés.

Sanjy Raoelisoa est un responsable au sein de MYSD (Malagasy Youth for Sustainable Development), une organisation à but non lucrative qui œuvre pour le développement social.

Le MYSD a été l’initiateur de la formation sur la sensibilisation au tsunami, qui s’est déroulée les 18 et 19 février 2020 derniers à Toamasina, en partenariat avec l’UNDRR, le BNGRC et l’AYAB.

Il nous explique pourquoi l’organisation a décidé de prendre cette initiative.

« C’est la première fois qu’une formation sur la sensibilisation au tsunami a lieu. Après une étude, nous avions choisi Toamasina, car il fait partie des localités vulnérables au tsunami. En effet, l’impact du changement climatique se fait de plus en plus ressentir. Et c’est notre responsabilité de sensibiliser et faire comprendre l’enjeu de ce dernier à la population, car on ne pourra pas y échapper »,

a-t-il témoigné.

Sensibilisation sur le tsunami

reduce disaster risk
Photo de groupe avant le début de la formation sur le Tsunami Awareness. cc: Book News Madagascar

La formation en sensibilisation sur le tsunami a ainsi vu la participation massive des jeunes. Deux jours de formation auxquels ont participé 57 jeunes issus des institutions, des associations, des universités et des autres réseaux de jeunes de la Grande île.

Durant ces deux jours, ces jeunes ont ainsi pu découvrir les généralités mais aussi les risques relatifs au tsunami auxquels sont exposés Madagascar, ainsi que les mesures à prendre en cas de matérialisation du danger.

Toutefois, comme l’a expliqué Sitraka Ranoeliarivao, Chef du service  de recueil et de traitement des informations, cerveau BNGRC. il y a peu de chance que la Grande île soit victime d’un tsunami.

« Les risques sont faibles. Les sources des tsunamis pour Madagascar sont l’Indonésie et Makran. Venant de ces sources, la magnitude maximale qui peut être éventuellement atteinte est de 9.4. L’impact d’un tsunami de cette intensité sur nos côtes est faible. Le niveau de l’océan pourrait augmenter d’un mètre tout au plus. Mais si la magnitude est au-delà de 9.4, alors là, le niveau de l’océan dépassera un mètre et les eaux inonderont la ville »,

explique-t-il.

D’après toujours les informations reçues, le Sud-Est de la Grande île est la plus vulnérable aux tsunamis. Cette zone comprend Vatomandry, Mahanoro, Mananjary, Nosy Varika, jusqu’à Faux Cap.

D’après toujours les explications de ce dernier, c’était en 2004 qu’une alerte Tsunami a eu lieu pour la dernière fois à Madagascar, sur les côtes de Toamasina. Celle-ci a demeuré sans impact majeur, mais la panique a vite gagné les habitants de la Province. Il y a ainsi eu plus de peur que de mal !

Gérer la peur, gérer le mal

Lors des catastrophes, parmi les défis des institutions en charge de leurs gestions figurent la gestion de la peur et la gestion des dégâts. Deux modules bien distincts à maitriser dans tout le professionnalisme, le calme et le sang-froid, pour les autorités chargées de l’évacuation des populations.

D’après Sitraka Ranoeliarivao, il existe cinq mesures à prendre lors d’un alerte tsunami : l’étude du nombre d’heures dont l’on dispose pour l’évacuation (7 heures pour Madagascar), détermination du point de rassemblement et du site d’hébergement, détermination du moyen de transport. 

Après le passage du tsunami, il faut également prendre deux mesures obligatoires : la réinspection des lieux de passage avant toute réhabitation des habitants, y compris l’évaluation des risques sanitaires, environnementaux, etc ; la reconstruction s’il y a dégât matériel.

Tiasy


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