Les journalistes constituent un moteur à l’engagement des citoyens et des différents acteurs politiques et économiques par rapport aux fléaux auxquels doivent faire face tout pays ou communauté. 43 journalistes africains ont été formés sur la réduction des risques de catastrophes, au Kenya, cette semaine.

English version avalaible on: https://www.booknews.today/disaster-risk-reduction/

Formation en réduction des risques de catastrophes

43 journalistes africains assistent à une formation sur la réduction des risques de catastrophes (RRC), du 27 au 30 janvier, à Mombasa, Kenya.

Organisé par l’UNDRR (Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes) et la Diraj (Réseau des journalistes africains pour la réduction des risques de catastrophes), cette formation vise à :

  • Renforcer les capacités des journalistes en reportage tout au long du cycle de gestion des catastrophes
  • Faire des journalistes des reporters capables de passer à des postes de direction éditoriale spécialisée et senior avec une connaissance du placement de la RRC dans divers produits éditoriaux
  • Pousser les journalistes à créer des projets concrets de reportage, qui pourraient éventuellement être financés
  • Accroître la portée et l’impact du DIRAJ parmi les journalistes dans les régions d’activité.

Les journalistes africains ont été formés sur la réduction des risques de catastrophes. cc: Book News Madagascar

“Nous avons fait un appel aux journalistes pour manifester un intérêt à la participation à cette formation et les aider à améliorer leurs capacités en reportage des catastrophes. Les journalistes ont répondu. Bien sûr, nous avons donné la priorité aux journalistes membres du Diraj, mais nous avons aussi donné l’opportunité à de nouveaux journalistes. Nous sommes ouverts »,

a expliqué David Owino, Secrétaire général du Diraj.

Des formations sur la réduction des risques de catastrophes ont eu lieu depuis 2013, d’après toujours ses explications. Toutefois, cette formation présente des nouveautés : la participation de nouveaux membres, la méthodologie qui est plus basée sur le partage et les échanges que de simples présentations de formateurs.

Deux modules principaux sont ainsi présentés : généralités sur le Sendai Framework et le contexte africain et les multiples angles des RCC. Des visites de site sont également prévues.

Challenges et solutions

Plusieurs challenges face au reporting de catastrophes ont été mis en exergue pendant cette formation. Il est en effet constaté que la majorité des pays africains partagent les mêmes problèmes : manque de moyens financiers et matériels, changement climatique, une administration peu accessible, des populations peu informées du danger, la pauvreté.
De plus, les pays africains présentent une exposition très élevée au danger, mais peu de mesures sont prises pour les prévenir.


Tiasoa Samantha, journaliste représentant Madagascar au Kenya lors de la formation. cc: Book News Madagascar

Face à cela, les journalistes ont été formés par rapport à une meilleure sensibilisation de la population, de meilleures performances pour lancer une alerte aux gouvernements, mais aussi pour faire du journalisme un « journalisme d’espoir », comme le dit Kossi Romain Dekadjevi, journaliste de la radio Tokpa au Bénin qui a pris part à la formation.

« La gestion des risques et des catastrophes, c’est un domaine qui me passionne depuis trois ans déjà. Déjà l’année passée j’ai eu quelques notions de base au cours de la plateforme globale en Genève, et cette formation aujourd’hui vient renforcer mes capacités dans ce sens. Ce qu’il ne faut pas oublier dans nos reportages, c’est les populations. Ce dont il s’agit ici, c’est de donner l’espoir que « oui, la situation peut changer ». Et c’est nous, les médias, qui devons comprendre notre rôle, pas seulement d’accompagner l’Etat mais savoir que nous sommes aussi sur la ligne pour mettre en application ces programmes »,

témoigne-t-il.

D’autre part, il est aussi important de faire savoir que par rapport aux catastrophes, des solutions et alternatives à long terme peuvent être adoptées.

Fabiola Monty (au micro), formatrice, partage ses connaissances lors de la formation à Mombasa, Kenya. cc: Book News Madagascar

« Pendant cette formation, une discussion qui est revenue, c’est que les reportages sont souvent ceux axés sur les impacts des catastrophes. Et pendant la formation, on voulait mettre l’accent sur les solutions. Le message passe. A travers les discussions, j’ai vu que les journalistes avaient un intérêt et il y a déjà des idées qui se forment pour voir quelles approches et possibilités adopter dans les différents pays »,

a expliqué Fabiola Monty, spécialiste en Environnement, formatrice, qui a formé sur le thème des solutions basées sur la nature.

UNDRR

L’UNDRR rassemble les gouvernements, les partenaires et les communautés afin de réduire les risques de catastrophe et les pertes pour assurer un avenir plus sûr et durable. L’UNDRR est le point focal du système des Nations Unies pour assurer la coordination et la synergie entre les activités de réduction des risques de catastrophe du système des Nations Unies et des organisations régionales et les activités dans les domaines socioéconomiques et humanitaires. Il est bien placé pour promouvoir l’inclusion et la collaboration en tant qu’élément essentiel pour renforcer la résilience et le développement sensible aux risques à tous les niveaux.

DIRAJ

Diraj est une association qui regroupe des journalistes et des praticiens de la communication d’Afrique pour accroître la sensibilisation, l’engagement et l’appropriation du discours sur la réduction des risques de catastrophe (RRC).

Le programme de renforcement des capacités Diraj vise à habiliter les journalistes à travers l’Afrique à être en mesure de préparer, produire et diffuser des histoires convaincantes qui peuvent conduire les communautés et les responsables vers une culture de RRC et la normalisation.

A.A


2 Comments

Se battre pour réduire les risques liés aux catastrophes : pourquoi et comment ? – Partie I - Book News Madagascar · February 26, 2020 at 9:10 am

[…] eu l’opportunité de participer à une formation pour les journalistes sur la réduction des risques liés aux catastrophes, en Janvier dernier, à Mombasa, […]

Fighting in order to reduce disasters risk: why and how? - Part I · February 26, 2020 at 9:21 am

[…] January, I had the opportunity to participate in a training for journalists on disaster risk reduction, in Mombasa, […]

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