« Recycl’Anay », une entreprise sociale créée dans la Province de Toamasina, veut changer la donne à travers la mise en valeur du social, mais aussi de l’écologie. Le modèle économique de la startup est osé et risqué, mais les fondateurs y croient. « On veut changer la donne ! », clame le porteur du projet : Ystalien Samaro.

Recycl’Anay : un modèle économique osé

Entreprise sociale. Un concept entrepreneurial très en vogue depuis quelques années, tant à l’étranger qu’à Madagascar. Pourtant, à Madagascar, ce concept est devenu plus une tendance qu’une réelle raison d’être d’une entreprise.

Face à cette constatation, Ystalien Samaro, fondateur de la startup Recycl’Anay, a décidé de relever le défi de remettre le statut d’entreprise sociale à sa juste place, et de démontrer que celle-ci peut marcher.

Recycl’Anay, startup oeuvrant dans le recyclage et l’éducation environnementale, souhaite ainsi réinsérer professionnellement les femmes handicapés et les paysans de Toamasina.

Le modèle économique adopté est assez risqué. Toutefois, le jeune homme a confiance en la pérennité du projet, qui est actuellement déjà en voie de commercialisation.

« Notre objectif est d’aider les personnes en difficulté, notamment les femmes handicapées et les paysans. Pour cela, nous formons ces personnes en recyclage : nous les formons, nous leur fournissons un appui technique et en gestion financière, mais nous collaborons aussi avec eux. Nous vendons ensuite les produits, et à chaque vente, 10% des bénéfices est prise par Recycl’Anay, si le reste est donné à ces personnes, qui sont donc nos employés », explique Ystalien.

Les bénéfices sont ensuite réinvestis pour financer de nouveaux paysans, qui vont refabriquer des produits, et ainsi de suite.

Mais les retombées ne s’arrêtent pas là. Recycl’Anay fait également de l’agriculture urbaine et bio, à travers la plantation de cultures tels que le maïs. Ces produits sont également mis sur le marché. Tout cela toujours dans une vision environnementale.

La startup Recycl’Anay a été créée en mars 2018 à Toamasina. Actuellement, l’entreprise compte une dizaine de personnes.

Tiasy


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