14 parcs nationaux du Madagascar National Parks mis en avant avec un important investissement de 1,5millions de dollars à travers le Projet de Résilience Climatique par la Préservation de la Biodiversité (PRCPB) .

Bénéficiaires

Andasibe Mantadia, Ankarana, Ranomafana, Montagne d’Ambre, Ankarafantsika, Isalo, Bemaraha, Tsimanampesotse, Andringitra, Andohahela, Lokobe, Kindy Mite, Marojejy et Nosy Hara sont les quatorze aires protégées qui bénéficieront du PRCPB, de Madagascar National Parks, financé par la Banque Africaine de Développement (BAD). Durant l’atelier de lancement officiel du PRCPB, à Antaninarenina, hier, il a été expliqué que ces 14 parcs ont une potentialité exceptionnelle car ils abritent des espèces endémiques de Madagascar. Ils se trouvent également sur les axes d’attractions touristiques de la grande île, qui contribuent énormément au développement du tourisme et de l’économie malagasy.

Le projet

Financé par le BAD avec 1,5millions de dollars, mis en œuvre par l’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN) et coordonné par Madagascar National Parks, le PRCPB vise le renforcement de la conservation et l’utilisation durable du capital nature avec l’implication de la population locale et du secteur privé afin d’attirer plus de touristes et de décupler la création d’emplois formels par le secteur.

« C’est un secteur pour le levier économique croissance car il est possible de créer beaucoup d’emploi décent pour la population malgache et de lutter contre la pauvreté »

a souligné Dayo Tankien, économiste Pays du BAD.

“Le financement servira également à accompagner les études de faisabilité. Ainsi, il y aura une conférence des investisseurs privées et partenaires de développement et nous verrons les infrastructures qui pourraient être financier par le BAD et autre partenaires qui pourraient accompagner le gouvernement”

a-t-il-précisé.

En effet, la conférence des investisseurs dépendra de la fin des études de faisabilité puisqu’il faut des études détaillées, en partenariat avec l’UICN, qui analyse les résultats des études pour arriver au conférence des investisseurs qui se tiendra cette année même .

“L’objectif est donc d’assurer la stabilité pour la pérennisation financière de la conservation des aires protégées

continue Chantal Nirina Razanantsoa, coordonnateur du PRPCB.

Selon les explications du coordonnateur du PRCPB, les études stratégiques et techniques pour la préparation du projet se focaliseront sur le diagnostic des modèles de concession et des gestions des parcs naturels, l’actualisation des textes règlementaires, l’élaboration et mis à jour des schémas d’aménagement des aires protégées et l’évaluation des besoins de renforcements des maillons des chaînes de valeurs de l’industrie écotouristique. Elle a aussi expliqué que la préparation d’un projet de préservation de la biodiversité de Madagascar et l’étude sur les mécanismes de financement innovants de la biodiversité est déterminant.

Projet de Résilience Climatique par la Préservation de la Biodiversité
Atelier de lancement officiel du PRCPB
cc : Henintsoa Hani

L’écosystème

« Madagascar est vulnérable au changement climatique, de ce fait, pour asseoir ces effets néfastes les aires protégées jouent un double rôle clés. Les aires protégées veillent à la conservation de la biodiversité, notamment, en maintenant l’intégrité des écosystèmes et des services écosystémiques qu’elles offrent et en réduisant les impacts des évènements climatiques extrêmes »

a expliqué Mamitiana Andriamanjato, directeur du mécanisme de financement durable et de paiement service écologique du Ministère de l’environnement et développement durable, en marge de l’atelier d’hier

Il a également insisté que les aires protégées permettent de contribuer au développement économique en créant des opportunités de revenus et d’emplois pour la population locale.

En effet, les parcs nationaux attirent près de 180.000 visiteurs chaque année, soit environ 65% du nombre de touristes visitant Madagascar. De ce fait, le tourisme joue un rôle important dans l’économie nationale. Et une bonne gestion des aires protégées est donc essentielle pour augmenter la résilience des espèces, des écosystèmes et des populations aux changement climatiques a souligné Mamitiana Andriamanjato.

Henintsoa Hani


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