La sonnette d’alarme est tirée au sein du Parc National d’Ankarafantsika face à l’arrivée massive des migrants qui défrichent les alentours de ce Patrimoine forestier de Madagascar. Malgré les mesures prises, le phénomène ne semble pas être maitrisé.

Migration incontrôlée

Le Patrimoine forestier d’Ankarafantsika est actuellement en danger. La migration en masse depuis deux (2) ans au sein du Parc National d’Ankarafantsika ravage les parties de la forêt. L’objectif des migrants : en faire un milieu de défrichage, dont la culture est quasiment dominée par le maïs.

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Les ravages dûs au défrichement effectué par les migrants au sein du Parc National d’Ankarafantsika. cc: Photo fournie

Les céréales sont également présents et cultivés par les immigrants du parc. Une exploitation de charbon en est pareillement la cause.

Face à cette migration de masse, un appel au secours est lancé par les différents organes et secteur environnemental de Madagascar.

En effet, la forêt d’Ankarafantsika est menacée depuis l’arrivée des immigrants dans les environs du Parc National. Les principaux acteurs directs des pressions sur le Parc se trouvent au sein de la communauté. Ces derniers ne cessent de s’augmenter de semaines en semaines.

« La région Boeny est humide, ce qui fait d’elle une région fertile et favorable à la culture. Ainsi, nombreux sont les gens qui viennent des autres régions de Madagascar, notamment du Sud de la Grande île pour immigrer irrégulièrement au sein du Parc d’Ankarafantsika », a affirmé Bazezy Vanombe Clavelah Roslan, Chef de la Région Boeny, lors d’une conférence de presse à Mahajanga.

L’immigration est ainsi incontrôlée, vu le déplacement d’un lieu à un autre qui est encore libre à Madagascar, continue-t-il.

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les campagnes de sensibilisations n’ont pas pu freiner le défriment de la forêt aux alentours du Parc. cc: Photo fournie

Le Chef de région a également réitéré que pour contrôler la migration dans la région, les autorités de régulations chargées de la migration et même le Gouvernement doivent contrôler la migration dans le pays.

Points à améliorer

Des mesures ont été entreprises suite aux descentes nombreuses effectuées par les autorités de la région de Boeny et des forces de l’ordre au Parc National d’Ankarafantsika.

Cependant, les campagnes de sensibilisations n’ont pas pu freiner le défriment de la forêt aux alentours du Parc.

« Une collaboration avec les forces de l’ordre est déjà en exergue. Une chaine pénale environnementale a été mise en place face aux différentes infractions au sein du parc », a souligné Lahiniaina Fitiavana Ravelomahay, le Préfet de Mahajanga, qui a arrêté jusqu’à présent cinq (5) personnes.

Il a pareillement expliqué que des textes juridiques sur la destruction des foyers au sein du Parc National ont été mis en place et ont permis de dévaster des toits à Ankarafantsika.

Malheureusement, les opérations ne peuvent être réalisées que par la suite des demandes reçues, confirme-t-il.

« Nos meilleures suggestions seraient alors la mise en place des brigades forestiers, qui suivent à la loupe les différentes fluctuations et infractions forestières. Une coopération avec le Vondron’Olona Ifotony », a ajouté le Colonel Andrianoasy Ralaivoanary, Commandant du CIRGN de Mahajanga.

Il a aussi souhaité qu’une politique ministérielle sur la migration doit être envisagée.

Henintsoa Hani


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