La dernière actualité qui a bouleversé tant d’internautes et tant de personnes à Madagascar ces dernières semaines fut le cas d’une femme décédée qui, selon les dires des réseaux sociaux, a subi de graves harcèlements physiques et mentaux au cours des derniers mois voire même années de sa vie. Au cours de cette chronique, je ne parlerai pas particulièrement du cas de cette femme, car l’enquête est encore en cours concernant sa situation. Mais on connaît tous dans notre entourage une personne qui subit des violences dans son propre foyer ou peut-être même  la personne qui lit cette chronique est victime de violences. Je m’adresse à vous.

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Disons non

On essaie de cacher les blessures suite à une violence conjugale à Madagascar, que ce soit des violences physiques ou mentales. Même s’il y a une personne qui souhaiterait se révolter, dix personnes s’arrangent à la raisonner. Plutôt difficile d’agir alors que tout le monde t’empêche à le faire. Dans ces foyers, il y a des femmes brutalisées par son mari, une toute petite fille innocente ou petit garçon abusé par son père, son oncle. Des personnes censées les protéger mais qui au contraire sont leur plus grand cauchemar. Mais sachons que ne rien dire et laisser une violence impunie nous rendent complices et partisans de l’agresseur. Si ces actes sont camouflés avec la plus grande discrétion sous des soi-disant “valeurs” et  “respects mutuels”, il y aura constamment des victimes. Je crois qu’au lieu d’être désolé pour les victimes, pourquoi ne pas de suite dire non.

Photo d’illustration
Photo by Kat Jayne from Pexels

Agissons 

Imaginons une femme qui a perdu son enfant car elle a été frappée. Pensons à une femme qui est grièvement blessée au point d’en mourir car elle avait peur de dénoncer son cher et tendre. Rappelons-nous d’une enfant qui a perdu son innocence et qui n’a plus confiance en personne et va vivre une vie totalement déstabilisée. Ces actes ne s’arrêteront que si seulement on agit. Il faut commencer à sensibiliser et ne plus avoir peur. Beaucoup d’actes ont été impunis. Nous ne sommes pas face à la première victime, et à défaut d’agissement ce ne sera pas non plus la dernière. Il est temps qu’on brise la glace, que nous agissions face à de telle injustice.

Tsanga Chichi


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