Natioraly happy ou Lalandy. Ce nom ne vous est sûrement pas nouveau, notamment si vous êtes intéressé(e) ou si vous évoluez dans le monde capillaire à Madagascar, mais pas que ! Cette jeune femme arbore un parcours exceptionnel, passant d’un réel complexe pour ses cheveux à une estime de soi exemplaire, cette jeune femme est un modèle pour toutes les personnes qui souhaitent renforcer leur confiance en eux, s’accepter et s’accomplir soi-même. Elle utilise notamment les réseaux sociaux comme un levier de changement positif, et elle a accepté de nous accorder une petite interview par rapport à cela.

Natioraly happy, c’est qui ? C’est quoi ?

Influenceuse positive, conférencière, changemaker, yogi, et encore plein d’autres qualificatifs professionnels pour désigner Natioraly happy ou Lalandy, la célèbre jeune femme engagée aux cheveux « curly » dont on vit souvent le visage – et les cheveux, faut pas oublier ! – sur les réseaux sociaux.

A travers sa page Natioraly happy créée en 2015, très connu sur Facebook avec déjà plus de 5 600 abonnés actuellement, Lalandy véhicule le mouvement « nappy » (Natural and Happy)  dans son essence véritable à Madagascar. Au début, l’influenceuse avait créé la page par rapport à elle-même, mais avec le temps, celle-ci est devenue une communauté à part entière.

Etre Natioraly happy est donc « être en harmonie avec notre identité, en l’occurrence l’identité capillaire. Et quand on parle d’identité capillaire, on parle surtout des cheveux texturés qu’on appelle cheveux naturels, cheveux afro, cheveux de type méditerranéen, curly… en raison de la discrimination réelle qui se cache derrière », nous raconte-t-elle.

Natioraly happy
Nivo Lalandy ou Natioraly happy, Influenceuse positive, conférencière, changemaker, yogi. cc: Natioraly happy

Natioraly happy a d’ailleurs été la première page qui a véhiculé le mouvement nappy dans la Grande île.

« Depuis, je suis devenue conférencière dans ce domaine en ayant un discours plus basé sur l’acceptation de soi. J’ai toujours fait en sorte que mon message passe non pas à travers le nombre de personnes qui me suivent mais plutôt l’impact que j’ai en chacun de ceux qui me suivent »,

poursuit Lalandy.

La vision de la jeune femme a été toujours la même : changer les mentalités concernant cette diversité en allant à la source et être elle-même un modèle vivant de ce qu’elle est en train de « prêcher ».

Natioraly happy, Influenceuse positive

Natioraly happy ou Lalandy fait partie de cette communauté 2.0 que l’on appelle « Influenceurs ».  Un métier à temps plein exercé par des internautes qui, par leur statut, position ou exposition médiatique, peuvent exprimer des opinions qui peuvent influencer les habitudes de consommation.

Par extension, être Influenceur positif, c’est véhiculer un message ou une opinion positive pour influencer les abonnés et les consommateurs et les pousser à adopter un changement de comportement positif. Natioraly happy fait partie de ces Influenceurs positifs à Madagascar.

Un terme assez nouveau dans la Grande île, mais qui a eu le vent en poupe ces dernières années, suite à l’évolution de la technologie, des tendances, et des organisations, institutions et formations vouées à cela.

« En 2015, lorsque j’ai commencé cette aventure, je n’ai pas encore eu vent du mot : « influenceur » ou le terme « positive influencer ». Et je vous avouerai que jusqu’à maintenant, j’ai un peu du mal à m’y faire surtout lorsqu’on m’invite à participer à des émissions télévisées par exemple. C’est la nuance entre l’influence et la notoriété que j’ai toujours fait en sorte de bien séparer »


raconte Lalandy.

En effet, les dérives sont de plus en plus fréquentes. De plus en plus d’Influenceurs, notamment des jeunes, ont décidé de se spécialiser dans le domaine sans avoir la moindre expertise sur les techniques de rédaction de scénario, techniques de traitement de l’information, techniques de montage-vidéo… Plusieurs personnes, morales comme physiques, sont ainsi victimes de diffamation, d’atteinte à l’e-réputation et à l’image, de perte de marché, suite à des propos non réfléchis écrits où diffusés par ces derniers.

« Mais avec cette vague d’influenceurs ou plutôt de stars des réseaux sociaux, j’ai également remarqué que les dérives  sont de plus en plus fréquentes. Les réseaux sociaux ne sont pas toujours utilisés à bon escient comme ce que j’essaie de faire »,


argumente d’ailleurs cette influenceuse.?

En tout cas, Natioraly happy soutient qu’étant à une ère digitale, il faudrait profiter de ces moyens mis à disposition pour apporter une contribution à la société.

D’où est née l’initiative Natioraly happy ?

L’histoire remonte à 7 ans. Alors que la jeune fille se rendait compte que ses cheveux étaient devenus un véritable fardeau, elle a commencé à faire des petites recherches sur la possibilité de « ne plus les dénaturer pour une question de praticité mais surtout pour une question  d’identité ». Malheureusement, il n’y avait pas encore assez d’initiatives  nationales en ce sens à l’époque.

En juillet 2015, sur un coup de tête, elle décide de créer une plateforme sur laquelle elle partage ses aspirations et son aventure capillaire.

« Les expériences que j’ai rencontrées ensuite ont renforcé cette décision et depuis je n’ai plus arrêté. De fil en aiguille, cette décision a pris une très grande ampleur parce que je ne raconte plus que mon histoire, je raconte également l’Histoire de ceux et celles qui ont eu la même crise identitaire »,


a-t-elle rapporté
Natioraly happy
cc: Natioraly happy

Un changement de mentalité notable

« Je mentirai si je disais qu’il n’y a pas eu de changements positifs depuis que je me suis lancée dans cette aventure. Les conférences que j’ai tenues et les différentes interviews m’ont aussi beaucoup aidé parce que je ne pouvais pas faire ce travail toute seule. Je tiens donc à remercier ceux qui m’ont permis de m’exprimer en dehors du cercle virtuel »,


s’exprime toujours Natioraly happy.

En effet, en 5 ans, les initiatives positives dans le domaine du capillaire et de l’acceptation de soi se sont multipliées. Nombreuses sont devenues des références quand on parle du mot « curly », à l’exemple de Curly Aho.

Malheureusement, cela n’a pas apporté que du positif. Les mouvements ont aussi créé des complexes ou des souhaits pour ceux qui n’ont pas les cheveux texturés à avoir des cheveux texturés, ce qui est contradictoire au message principal.

« C’est à partir de ce moment-là  que le mouvement censé inculquer des valeurs plus profondes est devenu une simple tendance »,


déplore Lalandy.

Néanmoins, force est de constater que les mentalités commencent à changer, ne serait-ce que sur le fait que la diversité et l’identité capillaires sont de plus en plus représentées dans la société.

Tiasy


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