Le Sim a fait entendre sa voix au Sénat sur le projet de Loi de finances de 2020. Le secteur industriel privé craint l’adoption définitive du texte actuel.

Contestation

Le Syndicat des Industries de Madagascar (Sim) présidée par Hassim Amiraly a rencontré les membres du Sénat, ce mercredi. Une rencontre abordant le projet de Loi de finances 2020. Durant les d’échanges, le syndicat a fait part de ses craintes si l’actuel texte, adopté samedi dernier par la Chambre basse, vient à être adopté définitivement.

Hassim Amiraly, Président du Sim, a défendu sa position devant le Sénat, mercredi. Cc : Soahanitra

Selon son Président, deux dispositions retiennent l’attention de ses secteurs privés. Le maintien à 10% des droits de douanes sur l’importation des bondillons de savon et l’application de la TVA sur le maïs et les tourteaux, poussent les membres du SIM à cette revendication des lois de finances.

« Ces dispositions vont à l’encontre du défi de développement de l’industrialisation »

selon le Président du SIM, en marge de la rencontre avec le sénat. 

Il a également expliqué que celles-ci tuent l’industrie malgache qui peine actuellement à survivre avec l’abondance des produits d’importation sur le territoire. De ce fait, le Sim demande au Sénat de ramener à 20 % les droits de douanes sur l’importation de bondillons de savon. Ils ont précisé que cela devrait permettre d’avoir de meilleurs rendements aux bénéfices des producteurs locaux et des industries malgaches et non moins aux consommateurs.

Revendication

Les professionnels des filières maïs et blé exigent également la suppression de la taxation du maïs, les tourteaux, le soja, l’arachide ou de son blé de blé. 

« La taxation à la TVA de ces produits constitue une mesure antiéconomique favorisant l’importation au détriment de la production locale »,

d’après ces opérateurs. 

Ils ont pareillement réitéré que les conséquences sont aussi lourdes pour les éleveurs et les consommateurs dont le pouvoir d’achat est déjà très faible.

Les sénateurs partagent de leur côté le constat selon lequel bon nombre d’industries locales ont mis la clé sous le paillasson face à l’abondance des produits importés sur le marché inférieur. Toutefois, ces parlementaires ont mis l’accent sur la nécessité de faire primer l’intérêt des consommateurs.

Soahanitra


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