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Industrie – Le baromètre de l’industrialisation de Madagascar toujours au rouge

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La transformation des matières premières et l’exploitation de l’agroalimentaire par les industries sont les meilleures suggestions pour avancer l’industrialisation de Madagascar.

Difficultés

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La présentation de la troisième édition du Baromètre de l’industrialisation de Madagascar a eu lieu le jeudi 20 juin à Antaninarenina. cc : Henintsoa Hani


Soutenir le développement à travers l’industrialisation de Madagascar, reste toujours un grand pas à faire. Pourtant l’industrialisation est l’une des principales clés du développement et de sortir de la pauvreté.

« Le secteur industriel à Madagascar fait face à plusieurs difficultés dans leurs activités. Les problèmes énergétiques, la concurrence déloyale, le coût du transport, la faiblesse du pouvoir d’achat domestique et la difficulté de l’accès au financement ont toujours été les difficultés majeurs rencontrés par les industriels de Madagascar », a souligné Rivo Rakotondrasanjy, Président de l’Alliance pour l’industrialisation durable de Madagascar, jeudi dernier, durant la présentation de la troisième (3ème) édition du Baromètre de l’industrialisation de Madagascar qui rassemble le Syndicat des Industries de Madagascar (SIM), le Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy (FIVMPAMA), la (SSM) et le Cercle de Réflexion des Economistes de Madagascar (CREM), le jeudi 20 juin à Antaninarenina par l’Alliance pour l’Industrialisation de Madagascar.

En effet, les opérateurs suggèrent au ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat de faciliter les importations des marchandises et des biens produits locales pour éviter la concurrence sauvage avec les marchandises externes.

Les difficultés majeures de l’industrie ne sont pas conjonctionelles mais structurelles, c’est-à-dire, les problèmes liés à l’insécurité et les différentes absences d’infrastructures sont les raisons de ce faible taux d’industrialisation.

Le manque d’infrastructures dans d’autres territoires est un grand risque pour l’industrialisation de la localité selon les explications reçues. Il a été dit que pour permettre la décentralisation des industries, l’environnement des entreprises lui-même doit être changé. Ce qui demande un long processus à entreprendre et beaucoup de fond à investir.

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Rivo Rakotondrasanjy, Président de l’Alliance pour l’industrialisation durable de Madagascar. cc : Henintsoa Hani


Politique industrielle

Selon les statistiques, moins de 3% des entreprises formelles de Madagascar font partie des industries manufacturières, à point de vue économique. Ce chiffre démontre une valeur insuffisamment forte. Cependant, pour le développement de l’île, l’Etat devrait prioriser les industries qui travaillent dans les secteurs premiers.

« Madagascar est riche en matières premières et l’industrialisation à partir des matières agricoles devraient être propulsée car il est le plus approprié pour le pays », a suggéré le Président de l’Alliance pour l’Industrialisation de Madagascar.

Il a également réitéré que la transformation des Produits de premières nécessités (PPN), dont les produits issus du secteur agroalimentaire, est faisable à Madagascar et la transformation peut être effectuée aisément. Cependant, pour arriver à cette fin la production agricole doit être considérable et normalisé.

Baromètre de l’industrialisation

Le baromètre de l’industrialisation de Madagascar est un instrument de mesure de progrès ainsi qu’un instrument de lobbying auprès des autorités et de l’opinion. Il est basé sur une étude régulière des perceptions de différents acteurs du secteur industriel à savoir les travailleurs, les grandes industries et les petites et moyennes entreprises.

Le baromètre utilise trois (3) indices distincts qui sont évalués sur une échelle de 0 à 100 dont l’indice global mesurant le climat global dans le secteur, l’indice social permettant d’évaluer de degré de satisfaction des travailleurs et l’indice de conjoncture future donnant une impression sur les attentes futures du secteur dans les six (6) mois à venir.

Henintsoa Hani

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