Nouvelle progression pour l’île rouge sur la corruption après six ans de recul. Si en 2012, Madagascar a eu des avancements de place et de score, une régression a été enregistrée jusqu’en 2017, signifiant une grande perception de la corruption. En 2018, une progression a été observée.

Avancement maigre

Classé à la 152ème place sur 180 pays avec la note de 25 sur 100, la Grande île a connu une légère progression de score en 2018, sur l’Indice de perception de la corruption(IPC). Madagascar a gagné 1 point et 3 places en 2018 par rapport à 2017 où le score a été de 24 sur 100 et rang à la 155ème sur 180 pays.

« Beaucoup reste encore à faire pour améliorer ce score », a souligné Frédéric Lesné, conseiller en développement organisationnel au Transparency International Initiative Madagascar (TI-IM), pendant son discours hier au café de la gare Soarano lors de l’atelier de la présentation de la synthèse des résultats de l’Indice de Perception de la Corruption ou IPC 2018.

IPC MADAGASCAR 2018

Frédéric Lesné, conseiller en développement organisationnel au Transparency International Initiative Madagascar (TI-IM), lors de l’atelier de la présentation de la synthèse des résultats de l’Indice de l’IPC 2018.
cc: Book News Madagascar

L’année 2018 a été marquée par quelques avancées dans le domaine de la lutte contre la corruption. En effet, le pôle anti-corruption est enfin en place, après plusieurs années d’attente. Des efforts budgétaire ont été consentis pour doter les organes publics de lutte contre la corruption des ressources nécessaires à la réalisation de leur mandat, comme l’a souligné Alex Rafamantanantsoa, Président du TI-IM lors de son allocution.

Cependant, ces avancés cités sont bien maigres par rapport aux menaces que la corruption pose toujours au développement économique, social et démocratique de Madagascar.

L’IPC

IPC MADAGASCAR 2018

Alex Rafamantanantsoa, Président du TI-IM, en pleine interview.
cc: Book News Madagascar

L’Indice de perception de la corruption est l’indicateur de corruption le plus utilisé dans le monde. Il évalue le degré de corruption perçue dans le secteur public à l’échelle d’un pays. Il s’agit d’un indice composite, c’est-à-dire une combinaison de sondages et d’évaluations de la corruption réalisés par diverses institutions réputées.

« La Grande île a besoin d’institutions de lutte contre la corruption qui soient dotées des ressources et compétences leur permettant de remplir pleinement leur mission », a expliqué Boto Lamina Tsaradia, Directeur général du Samifin.

L’adoption de la loi sur le recouvrement des savoirs illicites est, à ce titre, indispensable. La promotion de la démocratie et lutte contre la corruption vont de pair également. Ainsi, le plafonnement des dépenses électorales et la transparence des comptes électoraux doivent être exigés.

« Madagascar a un chemin long à parcourir pour éradiquer la corruption. Comme par le passé, l’île réalise un score préoccupant qui démontre l’enracinement de la corruption dans tous les secteurs actifs du pays, publics comme privés », a réitéré le Président du TI-IM en marge de l’atelier d’hier.

Henintsoa Hani


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