Une levée de suspension temporaire de Madagascar par l’EITI a été effectuée en fin du mois de mai 2019. Dorénavant, la Grande île est en passe de devenir « pays conforme » à l’initiative si le pays demeure encore au statut de « pays candidat ».

Deuxième évaluation

Marcelle Dané, secrétaire exécutif par intérim de l’EITI Madagascar, demeure optimiste.
cc : Photo fournie

La promotion des travaux dans la transparence dans le secteur seront bientôt effectuées. Aussi, l’Initiative pour la Transparence dans le secteur extractif (EITI) se prononcera sur le sort de Madagascar à l’issue de cette évaluation qui a débuté en décembre. 

« L’évaluation portera notamment sur l’avancée de la Grande île dans l’application des 15 mesures correctives demandées par l’EITI »,

a indiqué Marcelle Dané, secrétaire exécutif par intérim de l’EITI Madagascar, le 16 décembre dernier, lors de sa passation de service avec Rajo Daniella Randriafeno, ex secrétaire exécutif de l’EITI.

En effet, les actions entreprises par Madagascar dans ce sens depuis son réintégration au mois de mai 2019 passeront ainsi à une évaluation initiale du secrétariat international de l’EITI. Ce que l’on peut affirmer en tout cas c’est que le pays aura obtenu des points après la publication des rapports de réconciliation de 2017 et 2018, au début du mois de décembre.

« Les grandes avancées ont été enregistrées »,

a souligné le nouveau secrétaire de l’EITI Madagascar. 

Ce qui explique que plusieurs réalisations des rapports plaident en faveur du pays qui attend de passer du statut de « pays candidat » à celui de « pays conforme » aux normes de l’EITI.

Avancée significative

« La première validation de juin 2018 a classé Madagascar à niveau de progrès significatif. Nous sommes actuellement au statut de pays candidat et cherche à devenir pays conforme. Ce qui est sûr c’est que Madagascar ne sera plus classé comme pays radiée ou pays suspendus de l’EITI »,

a-t-elle expliqué.

« Les 15 mesures correctives formulées lors de cette première validation et servant de recommandations sont aujourd’hui réalisée à 85% dont la publication des rapports de réconciliation de 2017 et 2018, ou encore la nomination du champion EITI, dans une optique de transparence »,

a-t-elle ajouté.

Quoi qu’il en soit, cette deuxième validation constitue un défi pour la SE par intérim aux côtés du Comité national EITI, sans oublier le gouvernement, les industries extractives et la société civile qui devront travailler ensemble. 

Une équipe de validation de l’EITI est prévue faire le déplacement à Madagascar d’ici à peu et le verdict concernant la Grande île est prévu être connu vers la fin du mois de juin  de 2020, a indiqué Marcelle Dané

                                                                               Soahanitra


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