Profitant de la visite apostolique du Pape François en Afrique australe du 04 au 10 septembre 2019, Amnesty International hausse le ton sur la violation des droits de l’homme. 

Iniquité

Injustice. Les questions sur les droits de l’homme restent encore floues dans les pays d’Afrique comme Madagascar. Profitant de la visite apostolique du Pape François en Afrique australe du 04 au 10 septembre 2019, Amnesty International hausse le ton sur la violation des droits de l’homme. 

Selon les explications de l’Amnesty international, le recours à la détention provisoire prolongée dans des conditions inhumaines sur l’île rouge est toujours d’actualité jusqu’à ce jour. Les violences contre les journalistes et des défenseurs des droits humains au Mozambique font figures abominables dans le continent.

Ainsi, Amnesty International demande au Pape François de sa visite pour souligner le besoin de justice et de réforme.

Les violences contre les journalistes et des défenseurs des droits humains font figures abominables en Afrique. cc : Photo d’illustration/Pixabay


En effet, à Madagascar les non jugées et encore moins déclarées coupables d’un quelconque délit sont maintenus en détention provisoire dans des mauvaises conditions pendant des mois, voire des années. 

Pourtant, la majorité est soupçonnée d’avoir commis des infractions mineures comme. 52 des 129 détenus morts dans les prisons malgaches se trouvaient en détention provisoire en 2017, selon l’Amnesty International. 

En 2018, plus de 11 000 personnes ont été placées de manière arbitraire en détention provisoire, causant un engorgement carcéral qui, allié à des pénuries de nourriture, à des soins médicaux tout à fait inadaptés et à des structures dépourvues d’hygiène, nuit à la santé des détenus et met leur vie en péril, confirme-t-elle.


Le Pape François est en visite dans l’Afrique Australe du 4 au 10 septembre 2019. cc : Photo d’illustration


Carnage

Les assassinats des présumés voleur de bétails sont souvent classés effroyables, relate le communiqué de presse de l’Amnesty International. Il démontre qu’ils sont fréquemment victimes de torture qui débouche à des vindictes populaires, imputables à la police. 

Amnesty International lance donc un appel aux autorités malgaches à mettre fin à ces actes de barbaries pour mener des enquêtes et présenter les présumés auteurs devant la chaine pénale. Dans le cadre de la lutte que mène le gouvernement contre le vol de bétail, les statistiques des 5 dernières ont démontré que 4 000 personnes ont été tuées dans le Sud de l’île dont les voleurs présumés sont des policiers, des soldats et des civils.

Au Mozambique, au moins deux cent (200) personnes sont morts suite aux attaques violentes dans la province de Cabo Delgado par un groupe local extrémiste connu sous le nom d’Al Shabab. Et ont obligé de faire fuir des milliers de personnes en abandonnant leur toit depuis octobre 2017.

Les attaques se prolongent dans le temps malgré la présence d’armée dans les zones concernées, d’après toujours le communiqué de presse. Celui-ci affirme que la Province est dorénavant interdite aux journalistes, chercheurs, universitaires, et organisations non gouvernementales tout en insistant que ceux qui ont tenté de de s’y rendre ont bien été souvent placé en détention arbitraire. A titre d’exemple, le journaliste Amade Abubacar a été placé en détention arbitraire près de quatre (4) mois après rendu compte de la situation de la province. Détenu en secret par l’armée durant douze (12) jours, le journaliste a été privé des visites de sa famille et des soins médicaux. 

A un mois des élections en Mozambique, Amnesty International a déclaré que des cas d’intimidation, de harcèlement et de menaces visant des organisations de la société civile et des journalistes locaux et des détracteurs du gouvernement ont été recensés.

Henintsoa Hani


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