A l’annonce du confinement total ce Dimanche, les Tananariviens ont été mécontents, notamment les chauffeurs de bus. Ces derniers n’ayant plus le droit de circuler dans la ville jusqu’à nouvelle ordre. Un règlement non appliqué sur les taximen.

Position délicate pour les taximen d’Antananarivo

La jubilation était au rendez-vous pour les taximen suite à l’annonce de La Présidence de dimanche. Ces derniers sont les seuls professionnels dans le métier à avoir l’autorisation pour assurer le transport de passagers dans la ville. Les taximen voient en cette annonce une opportunité de reprendre les activités afin de rattraper les pertes occasionnées par la situation actuelle. Des mesures strictes sont à respecter et chaque chauffeur ne peut prendre que trois passagers au maximum. Il est ainsi libre de circuler même la nuit s’il transporte des malades en situation d’urgence.

taximen d'antananarivo
Certains taximen d’Antananarivo vendent leur service sur les réseaux sociaux. cc: Facebook/Capture d’écran

Toutefois malgré cette réalité qui revêt une certaine forme d’opportunité, les taximen peinent à trouver des clients. Depuis la crise sanitaire, le pouvoir d’achat des Tananariviens ne cessent de diminuer. Même avec une réduction notable sur le tarif des trajets, un taximen trouve à peine un client jusqu’à midi.

« Je suis ici depuis 6 heures du matin et je n’ai pas encore trouvé de clients jusqu’à présent. Des prospects demandent, mais dès qu’on leur propose un prix, ils partent. La plupart des gens préfèrent marcher à pieds, tant que ce n’est pas trop loin », témoigne Roger, chauffeur de taxi à Manakambahiny.

Face à la situation, certains chauffeurs se sont lancés dans une nouvelle forme de publicité : vendre leur service via les réseaux sociaux. Les tarifs de base appliqués ne sont pas pour autant au gout des internautes, les jugeant trop élevés.

A côté de cela, les chauffeurs font face aussi à un autre problème : le transport des malades. Nombreux d’entre eux préfèrent ne rien toucher de la journée que d’emmener des passagers pouvant être infectés, de peur de contracter le virus et contaminer le reste de la famille. La situation est ainsi devenue problématique : arrêter de travailler ou se sacrifier pour quelques billets par jour.

Andriamalala Karinne


0 Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

%d bloggers like this: