Bien avant que la pandémie arrive sur la Grande Ile, l’insuffisance nutritionnelle constituait déjà le lot quotidien de certains malagasy. Avec la pandémie, la situation devient critique.

Du mal à se nourrir

Noël
Les enfants demeurent les principales victimes de toute sorte d’insuffisance nutritionnelle. cc: Pixabay/Fifaliana Joy

C’est auprès des démunis que le Covid-19 frappe le plus à Madagascar. Si ces derniers échappent à la maladie proprement dite, la difficulté à trouver de quoi se nourrir leur font vivre une réalité alarmante. En arpentant les quartiers pauvres de la capitale et ceux situés en périphéries, la réalité conforte la présence écrasante de ces fléaux.

Noeline, mère de deux garçons, témoignent sur la situation qu’elle vit :

« C’est à peine si je peux trouver un gobelet de riz par jour pour nourrir mes fils. Nous sommes contraints de tout faire pour que cela nous suffise pour la journée. Je ne trouve pas de travail, je n’ai pas d’argent et les restrictions sanitaires m’empêchent d’aller loin étant donné qu’on ne peut plus circuler au-delà de 13h. Sans compter que j’ai aussi peur d’attraper ce fameux virus. »

Les enfants demeurent les principales victimes. Beaucoup peinent à trouver de quoi manger dans la journée.

Enclenchement  d’une urgence nutritionnelle à envisager ?

Une alimentation saine et complète est indispensable pour lutter contre le coronavirus. Un conseil valable autant pour les malades atteints que les personnes encore en bonne santé afin de renforcer le système immunitaire.  Avec un revenu faible cependant, cela demeure impossible pour la grande majorité des Malgaches.

Selon les données de la Banque mondiale, la quasi-totalité des malgaches gagnent moins de deux dollars par jour. A ce rythme, les Malgaches commencent à survivre et non à vivre. Et l’état d’urgence sanitaire ne facilite en rien leur calvaire bien que ce dernier constitue la meilleure défense pour le pays afin de limiter la propagation du virus.

Bien que l’Etat ait déjà pris des dispositions afin de venir en aide la population, une grande partie se sent encore délaissée.

Rappelons que selon l’Unicef, Madagascar est le cinquième pays le plus affecté par la malnutrition avec 47% d’enfants de moins de cinq ans concernés.

Andriamalala Karinne


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