court traité de développement

Court traité de développement – Le livre que tout intellectuel Malagasy devrait lire

Tous ceux qui sont passés par la salle de l’amphithéâtre DEGS, pour débuter le cursus dans la filière économie à l’université d’Ankatso, connaissent ce professeur. Ce professeur qui fait participer obligatoirement les étudiants, par ordre numérique, pour effectuer un exposé sur un chapitre de cet épais manuel. Cet épais manuel, que tout étudiant devrait apprendre par cœur ou du moins la partie qu’il a traité, est en fait la base, pour tout économiste digne de ce nom, comme l’est le cours d’Histoire des pensées économiques (HPE) octroyé par le professeur Mandrara.

« Court traité de développement » par Eric Thosun Mandrara

Mais, c’est ce professeur Mandrara même qui, plus tard en Master I, lorsque nous atteignons, je dirais, un certain niveau de discernement, réfute bon nombre des théories enseignées dans ce manuel. C’est à ce moment qu’il nous fait l’introduction de son livre intitulé « court traité de développement ».

court traité de développement
Le livre que tout intellectuel Malagasy devrait lire
cc : Ando Nantenaina

Sans souligner particulièrement le fait qu’il est écrit par un éminent économiste non seulement de notre pays, mais surtout de notre époque. A mon avis, c’est le livre d’économie politique apportant des solutions concrètes et adéquates face aux problèmes de pauvreté chronique qui sévissent dans notre pays. Sans doute des idées nouvelles et réfutables pour d’autres, mais

« Eric Thosun Mandrara propose un véritable schéma d’économie politique contestant les certitudes de l’économie classique à la Adam Smith, la confrontant à la démarche de Keynes, tout en mettant en avant la pertinence du mercantilisme appuyé sur l’histoire réelle qui se veut être une histoire à part entière »,

explique Dimitri UZUNIDIS dans sa préface.

Hétérogénéité d’idées et débats de théories

Certains qui ont déjà parcouru ce livre traitent déjà l’auteur de nationaliste, de souverainiste ou de keynésien. Ce qui est peut-être vrai, mais mes questions sont : pourquoi toujours vouloir catégoriser les idées ? Pourquoi toujours prendre une position particulière et débattre pour n’en rien tirer à la fin ? C’est surtout là que le bât blesse !

« Nous connaissons avec les mots, lesquels nous trompent ; les doctrines nous emprisonnent »,

affirme le professeur Mandrara.

En effet, nous faisons face à une multiplicité de semblants de connaissances qui nous embrouillent et qui nous partagent. Afin découvrir la vérité, nous devons surmonter les pièges du multiple, de la contingence, de la finitude ainsi que de l’empirisme.

La vérité économique et le parcours des pays riches

D’après ce chercheur du « Sud », la seule réalité qui prévaut pour Madagascar et de même pour tous les pays sous-développés s’avère « l’emprise des systèmes extérieurs ». Nous nous laissons facilement dominer par tout ce qui vient de l’extérieur, et cela, des produits aux idéologies. C’est exactement le cas de notre irrémédiable attrait pour le capitalisme d’Adam Smith.

Cependant,

« toutes les sociétés marchandes se sont développées par la création monétaire, y comprises grecque et romaine antique. »

Atteste l’auteur.

Cette création monétaire s’accompagne de tout un système bien organisé et basé sur la souveraineté nationale. Ce qui semble un luxe qu’un pays sous-développé tel Madagascar ne peut s’offrir. Tout argument ou théorie contraire relèverait d’une volonté de répandre le faux et de nous dissimuler la vérité. Les grandes puissances voudront indéfiniment nous garder dans leurs systèmes pour entretenir leurs richesses. Elles useront sempiternellement de tous les moyens pour garantir notre dépendance à travers les emprunts, les dons, les accords bilatéraux et les importations.

Professeur Eric Thosun Mandrara
cc: Facebook

Le livre des solutions pour un Madagascar meilleur

Comme tout résultat de recherche qui se respecte, le livre « court traité de développement » ne s’arrête pas à l’énumération des problèmes mais recommande également des solutions. L’éminent économiste Malagasy cite l’Angleterre, le Japon de l’ère Meiji ainsi que l’URSS comme des exemples à suivre.

« La voie évidente du développement est donc d’appliquer les expériences réussies des pays avancés. »

Eric Thosun Mandrara

Succès qui, selon lui, se fonde sur la création monétaire, la souveraineté nationale, la maîtrise des richesses minéraux, la conquête du marché extérieur et la formation d’une armée puissante. De cette manière

« Madagascar pourra intégrer la mondialisation, les échanges internationaux, les partenariats internationaux en sujet actif, initiateur, mais non en éternel dominé. »

Eric Thosun Mandrara

Ando Nantenaina

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