Le 23 janvier, la Transparency International Initiative Madagascar a révélé les résultats de l’indice de perception de la corruption de l’année 2019. Un recul d’un point pour la grande île, plaçant le pays au 158e sur 180 pays.

Une régression notable

Jeudi dernier, à Anosy, la Transparency International Initiative Madagascar (TI-IM) a dévoilé les résultats des indices de perception de la corruption (IPC) de la grande île de 2019. 


La TI-IM a évoqué les sources et les calculs du score malagasy de l’IPC 2019, jeudi, à Anosy. cc:  Transparency International Initiative Madagascar

Docteur Ketakandriana Rafitoson, directrice exécutive de la TI-IM, a déclaré que le pays se place au 158e rang sur les 180 pays étudiés, dépassant d’un point par rapport en 2018 par l’Azerbaïdjan, le Cameroun, le Tadjikistan, le Mozambique, l’Ouzbékistan et l’Angola. 

« C’est le pire score réalisé par le pays depuis le changement méthodologique du calcul de l’IPC opéré en 2012, à égalité avec 2017. C’est également le pire classement de Madagascar depuis la création de l’indice révisé en 2012. De plus, en 2012, le score de Madagascar à l’IPC était meilleur que ceux des Comores et du Mozambique. En 2019, cette tendance est radicalement inversée. »

a-t-elle ajouté.

La grande île, réalise un score de 24/100, soit un recul d’un point par rapport au score réalisé en 2018 (25/100), 8 points de moins qu’en 2012, date de la révision méthodologique opérée par l’IPC, et un score inférieur à la moyenne du continent africain (32/100).

Intégrité politique

Le score de Madagascar et son recul d’un point sur l’IPC 2019 s’expliquent par le manque d’intégrité politique qui prévaut dans le pays. Les problèmes récurrents auxquels le pays fait face mettent en lumière le manque de transparence et de redevabilité politique, selon les explications de la TI-IM. Par ailleurs, l’opacité des sources de financement politique constitue un frein à la construction d’une relation de confiance entre politiciens et citoyens. Egalement le non-plafonnement des fonds de campagne qui accentue les inégalités des chances entre compétiteurs politiques. A cela s’ajoute la non-publication des déclarations de patrimoine des élus. Aussi l’omniprésence et l’influence de certains opérateurs privés sur le régime qui fragilisent l’Etat. Et de la persistance de la protection politique et du corporatisme.

La TI-IM lance donc un appel à la route vers l’intégrité, la transparence et réitère leur engagement envers la cause et promet de doubler d’effort en cette année 2020.

« La redevabilité est longue et ardue. Mais elle ne doit pas seulement être pavée de bonnes intentions. Toutes les composantes de la société doivent se donner la main et unir leurs efforts pour venir à bout de ce fléau. » 

a souligné la Directrice exécutive de la TI-IM.

Soahanitra


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Covid-19 - Déclaration commune des organisations militantes pour une protection particulière des lanceurs d’alerte? - Book News Madagascar · April 17, 2020 at 11:19 am

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