Ces phrases que j’aimerais crier aujourd’hui sont peut-être classiques. Certes, des mots qu’on entend tout le temps. Mais ces mots relatent qu’on en a assez, que trop c’est trop ! Récemment, il y a quelques jours, j’ai été face à ces deux calamités.

English version avalaible on https://www.booknews.today/corruption-in-madagascar/

Je n’étais pas la principale victime, je vais partager le vécu de personnes qui ne savent ni lire ni écrire. La corruption qui à la base, a pour objectif d’arnaquer des personnes démunies.

Des arnaques sans précédent                  

Des types d’arnaque sont très courants à Madagascar. Plus pratiqués à la campagne, l’arnaque existe aussi en ville. Elle se présente aussi sous différentes formes. Les cas les plus fréquents sont au niveau administratif, que ce soit privé ou public.

La plupart des citoyens ont en effet peur d’entrer dans les bureaux. Cette faiblesse est profitée par les arnaqueurs qui se font appeler “intermédiaires”. Ils demandent des sommes exorbitantes à leurs victimes.

Ces dernières, ne sachant rien, acceptent. Ils ont peur pour le traitement de leur dossier. Les analphabètes sont ceux qui en souffrent le plus. Ils peuvent même arriver à signer des papiers pouvant nuire à eux-mêmes. La corruption se présente aussi des fois sous forme d’arnaque.

corruption in Madagascar
Photo d’illustration. cc: Pixabay

Les corrupteurs disent à leurs victimes qu’elles paieront plus si elles suivent les procédures légales. Soit ils utilisent cet argument, soit ils emploient des menaces. Cette dernière est la pratique dans les zones suburbaines. La plupart des habitants qui y vivent sont des paysans et ne savent pas bien lire ou écrire.

Les malfaiteurs viennent avec des panoplies de papiers. Ils emploient des mots menaçants et contraignants. Leurs victimes sont contraintes ensuite d’accomplir leur demande à la lettre. Ce n’est que quelques jours plus tard qu’ils se rendent compte qu’ils ont été arnaqués. D’autres ne savent même pas jusqu’à maintenant, qu’ils ont donné de l’argent à des arnaqueurs.

Disons encore non !             

Ne soyons jamais fatigués de dénoncer les arnaqueurs et les corrupteurs. Ne soyons pas fatigués de dire non. Lutter contre ces calamités n’est pas seulement pour une journée mondiale. Tous les jours dans la vie quotidienne, osons dire non ! Les malfaiteurs ne sont pas fatigués malgré les risques qu’ils prennent. Le seul risque qu’on prend à les dénoncer est de rendre le monde meilleur. On pense qu’un acte ne change pas grand-chose. Mais on oublie que ce sont les petits actes en s’additionnant qui donnent le grand changement.

Pour ceux qui se font arnaquer ou corrompre par méconnaissance, prospectons-les. Augmentons les communications des procédures administratives. Assistons nos entourages qui ne savent pas bien lire ou écrire, sans les arnaquer. Devenons leurs défenseurs ! Soyons l’image du changement qu’on souhaite voir.

TSANTA CHICHI TTS.


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