Des actions pour lutter contre le changement climatique sont déjà en cours pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, tant internationalement que nationalement.

Détermination

« Augmenter la capacité de séquestration des puits de carbone de trente-deux pour cent (32%) et réduire les émissions de gaz à effet de serre de quatorze pour cent (14%) d’ici 2030. »

Tels sont les objectifs à atteindre par Madagascar pour atteindre les engagements inscrits dans les Contributions Déterminées au niveau National (CDN), a expliqué Alexandre Georget, ministre de l’Environnement et du développement durable, durant la Conférence globale de programmation du Fonds Vert pour le Climat (FVC) qui s’est tenu à Songdo, Corée du Sud du 19 au 24 août.

En effet, pour atteindre ces objectifs, Madagascar entreprendra un reboisement à grande échelle. La protection et la conservation des forêts seront également priorisées, a souligné le ministre de l’Environnement et du développement durable durant son discours.

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La Conférence globale de programmation du Fonds Vert pour le Climat (FVC) qui s’est tenu à Songdo, Corée du Sud du 19 au 24 août 2019. cc : Photo fournie


Il a pareillement fait part que la lutte contre les feux de brousse, la promotion des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique ou encore le traitement des déchets feront partie des actions à entreprendre.

Pourtant, les activités portant sur le changement climatique ne doivent pas entraver le développement et la lutte contre la pauvreté mais doivent aller de pair, selon toujours le ministre.

Il a expliqué que mener des initiatives d’atténuation de grande envergure indispensables à la limitation du réchauffement global n’est pas facile. Cette détermination nécessite des appuis financiers et technologiques de la part des pays développés, qui sont grands responsables du changement climatique.

En effet, les émissions de l’ensemble des pays en développement ne représentent que moins de 5% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Madagascar espère donc obtenir des appuis conséquents de la part du FVC pour parvenir à une économie faible en émission de carbone et une société résiliente au changement climatique.

Echanges

Le partage fait est le point fondamental de la conférence de programmation du FVC. Le Secrétariat du FVC, les Autorités nationales déterminées (AND) des pays bénéficiaires des fonds, les Entités accréditées ainsi que les scientifiques représentés entre autres par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) ont exposé le cas particulier de chaque pays durant les six (6) jours à Songdo. Ainsi la phase de reconstitution du fonds et la programmation de l’ambition, font partie des points cruciaux discutés pendant la conférence.

En effet, les Contributions déterminées au niveau national (CDN) soumises en amont de la CoP21 en 2015 qui contiennent les engagements des pays dans la lutte contre le changement climatique ne permettent pas encore d’atteindre l’objectif de limitation de l’augmentation des températures. Selon le Rapport spécial du groupe intergouvernemental des experts sur l’évolution du Climat (GIEC) sorti en octobre 2018, cette limite doit être maintenue à un réchauffement n’allant pas au-delà de 1,5°C d’ici à 2100, au risque d’assister à un dérèglement irréversible du climat.

Voilà pourquoi les pays sont tenus de relever leurs ambitions tous les cinq ans en révisant leurs CDN. Ainsi, le FVC est un des instruments financiers mis en place par la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (UNFCC) pour appuyer à atteindre cet objectif.

Henintsoa Hani

Categories: Economie

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