Se réveiller à 3 heures du matin pour emmener dans des “sobika” les fruits et légumes, prendre le taxi-brousse partant de la campagne ou marcher à pied jusqu’au grand marché. Devoir se lever au chant du coq vers 4 heures voire même 2 heures du matin pour arroser, prendre soin des cultures, … telle est la routine des agriculteurs et cultivateurs dans notre pays. Issus de la classe moyenne ou pauvre, en général, et la plupart analphabètes, ces agriculteurs assurent la production de notre nourriture.

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Car nous ne pouvons manger ni du papier ni les billets d’argent. Nous consommons des produits agroalimentaires, et actuellement nous priorisons même l’idée de manger bio. Pourtant, ces humbles personnes qui sont à la source des produits agroalimentaires sont des personnes défavorisées. 🙁

Les paysans malagasy

La plupart des paysans, agriculteurs, cultivateurs, riziculteurs, … appartiennent à des familles défavorisées. Avec un niveau de vie plus ou moins stable en fonction de la saison, ils doivent se confronter à plusieurs difficultés.

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Des cultivatrices malagasy. cc: Flickr/Rod Waddington

Le premier de leur problème est celui de la santé, situation plutôt logique vu que se réveiller de très bon matin, soit pour aller au marché, soit pour aller aux champs, ainsi qu’avoir une alimentation non équilibrée, sont des actes qui favorisent la survenue des maladies.

Le second problème qui ne peut être minimisé est l’analphabétisme ainsi que la non-scolarisation de leurs enfants. En effet, les gens de la campagne commencent à travailler dans les champs à l’âge de 12 ou 13 ans, dès qu’ils ont la force de labourer ou de cultiver. Cette non-scolarisation est accentuée par l’éloignement des écoles de leurs villages.

Hormis ces deux problèmes, les pratiques traditionnelles priment encore dans l’agriculture à Madagascar. Les paysans ne disposent pas des matériels nécessaires pour travailler efficacement, et n’ont pas reçu de formation pour améliorer leur technique de culture. La liste est non exhaustive, car on peut dire que les principales sources des vrais produits agroalimentaires rencontrent bien de nombreux problèmes qui nuisent à leur développement

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Les légumes sont transportés en charrues des villages aux villes. cc: Flickr/Hervé

Et si on donnait un coup de pouce à notre source

Pendant mon parcours, je me suis entretenue avec un entrepreneur, qui m’avait dit : “Si tu veux réussir dans la création d’entreprise, et que tu n’as pas d’idée du domaine. Je te conseille vivement l’agroalimentaire, on ne mange pas de papier ni de services ni autres, on se nourrit des produits agroalimentaires”.

Pendant mon parcours, je me suis entretenue avec un entrepreneur, qui m’avait dit : “si tu veux réussir dans la création d’entreprise, et que tu n’as pas d’idée du domaine, je te conseille vivement l’agroalimentaire. On ne mange ni le papier, ni les services, ni autres. On se nourrit des produits agroalimentaires”. C’était bien vrai, l’agroalimentaire est un domaine bien promettant. Cependant, pourquoi nos agriculteurs ne peuvent-ils pas en dire autant ? La plupart de ces derniers sont issus de familles défavorisées, non? Dans beaucoup de pays étrangers, les agriculteurs ont un très bon niveau de vie, ils possèdent plusieurs voitures, de grande maison ainsi qu’une très bonne éducation.

En fait, la racine du problème est que les agriculteurs malagasy sont en général victimes d’escroquerie. On achète leurs produits à très bas prix pour les revendre après reconditionnement dans un supermarché à un prix exorbitant. Les sources des produits agroalimentaires sont enclavées à cause des routes, cas qui doit être résolu. Des fois, les cultivateurs n’ont pas les compétences nécessaires pour améliorer par eux-mêmes leur production. Il est alors sollicité que ces derniers reçoivent des formations sur les techniques de culture et aussi des aides pour supprimer l’analphabétisme.

C’était bien vrai, l’agroalimentaire et un domaine bien promettent, cependant pourquoi nos agriculteurs ne peuvent pas en dire autant, la plupart de ces derniers sont issue de famille défavorisée non?

Or, dans des pays étrangers, leurs agriculteurs ont un très bon niveau de vie, plusieurs voitures, de grande maison ainsi qu’une très bonne culture. En fait, la racine du problème est que les agriculteurs malagasy sont en général victime d’escroquerie.

On achète leurs produits à très bas prix pour les revendre après reconditionnement dans un supermarché avec un prix exorbitant. Les sources des produits agroalimentaires sont enclavés à cause des routes, cas qui doit être résolu. Des fois, les cultivateurs n’ont pas les compétences nécessaires pour améliorer leur production.

Il est sollicité que ces derniers reçoivent des formations sur les techniques de culture et des aides pour supprimer l’analphabétisation.

TSANTA CHICHI TTS.


1 Comment

Agri-food Madagascar - Let's develop at source · August 14, 2019 at 6:37 am

[…] Version française disponible sur https://www.booknews.today/agro-alimentaire/ […]

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